Plus de 152 000 € récoltés pour l’éolienne citoyenne (La Meuse (Huy/Waremme) du 27 août)

La coopérative « Vent d’ENFAN » est à la recherche de nouveaux membres.

DAVID MANFREDINI

La coopérative Vent d’ENFAN termine sa première levée de fonds avec 152 875 € récoltés pour son éolienne à Engis. La coopérative lance un deuxième appel pour recruter de nouveaux membres.

Malgré des mois mouvementés, le projet de parc éolien de Clermont-sous-Huy à Engis poursuit son chemin.

Le début des travaux est actuellement autorisé et la commande des éoliennes doit avoir lieu durant le mois de septembre. Bien que 3 recours en annulation aient été déposés et restent toujours sans décision, la coopérative Vent d’ENFAN reste positive vis-à-vis de l’aboutissement du projet et de sa commande de sa première éolienne citoyenne.

Lancé en 2016, le projet de coopérative a bien avancé en 5 ans.

« La coopérative est parvenue à fédérer à ce jour 122 coopérateurs, qui ont réuni 152 875 € », se réjouit Jean-Pierre Chisogne, vice-président de la coopérative. « Et nous accueillons en ce moment 2 à 3 coopérateurs par jour. »

Pour rappel, grâce à cette coopérative, les personnes qui le souhaitent peuvent acquérir une part du parc éolien pour 125 € afin de soutenir le projet et de plus tard en récupérer des dividendes.

« Nous souhaitons détenir 20 % de ce parc éolien qui comptera 5 éoliennes et donc posséder une éolienne », détaille Jean-Pierre Chisogne.

UNE PARTICIPATION ENCORE TIMIDE

La coopérative s’attendait cependant à un plus grand engouement : « Nous avons été pénalisés par la crise sanitaire. Nous n’avons pas pu rencontrer et voir directement les gens.

C’est également difficile de les motiver quand il n’y a rien qui se passe.

Lorsque les éoliennes vont commencer à sortir de terre, les gens devraient s’intéresser plus au projet. L’objectif en termes de capital est de l’ordre de 600.000€ d’ici 2-3 ans et d’environ 500 Cpopérateurs. »

Avec l’argent gagné, la coopérative pourra rémunérer les coopérateurs à hauteur de 6 % de leur investissement et réinvestira le reste de l’argent dans des projets locaux dans des communes environnantes. « Les 2-3 premières années, nous serons en pleine période de construction et le parc ne produira pas d’électricité », précise toutefois le vice-président.

« Il faudra attendre la 3e année pour commencer à récupérer une partie du capital. »

Si vous souhaitez vous aussi soutenir ce projet et détenir une part de cette éolienne, vous pouvez contacter Jean-Pierre Chisogne au 0496/319.760.

Il reste maintenant à savoir ce que le Conseil d’État décidera pour le futur du par éolien. Dans le cas où le projet ne pourrait voir le jour, le viceprésident précise toutefois que les coopérateurs seront remboursés à hauteur de leur investissement.